Malgré un contexte de ralentissement des investissements dans les technologies de la transition écologique, l’AgriTech continue de démontrer sa capacité à attirer les capitaux. Les analyses menées par Demea Invest montrent qu’après une année 2025 résiliente, le secteur s’impose au premier trimestre 2026 comme la thématique la plus dynamique en Europe en nombre de transactions.
L’AgriTech résiste malgré un marché plus prudent
En France, les investissements dans les technologies de la transition écologique et énergétique sont passés de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 1,9 milliard d’euros en 2025.
Dans ce contexte, l’AgriTech se distingue par sa résilience. Le secteur a généré 213 millions d’euros d’investissements répartis sur 20 opérations en 2025. La dynamique s’est particulièrement accélérée au second semestre avec 168 millions d’euros levés, faisant de l’AgriTech la première thématique d’investissement sur cette période.
Cette performance confirme l’intérêt des investisseurs pour les solutions capables d’accompagner les transitions agricoles, environnementales et alimentaires.
La France s’impose parmi les leaders européens
Au premier trimestre 2026, la France se classe au deuxième rang européen en valeur des investissements AgriTech.
Avec 19 opérations recensées, elle se situe derrière le Royaume-Uni (36 opérations), mais devant l’Allemagne (15 opérations). En revanche, sur les montants levés, la France affiche 127,3 millions d’euros, juste derrière l’Allemagne (168,2 millions d’euros) et largement devant le Royaume-Uni (31,4 millions d’euros).
Cette position traduit une spécificité française : un nombre de transactions plus limité que celui du Royaume-Uni, mais des levées de fonds généralement plus importantes.
Des tickets élevés et une forte activité en amorçage
Le ticket moyen d’investissement en France atteint 6,7 millions d’euros au premier trimestre 2026. Ce niveau confirme la capacité des startups françaises à convaincre les investisseurs sur des tours de financement significatifs.
À l’échelle européenne, les financements restent majoritairement concentrés sur les premières phases de développement. Les opérations d’incubation, d’accélération et les tours d’amorçage (Seed) représentent à elles seules 65 % des transactions réalisées au premier trimestre 2026.
Cette tendance montre que les investisseurs continuent de miser sur l’émergence de nouvelles solutions pour répondre aux grands défis de l’agriculture et de l’alimentation.
Un signal encourageant pour l’écosystème
Dans un environnement économique plus sélectif, l’AgriTech démontre sa capacité à attirer des financements et à maintenir une dynamique d’innovation forte. La place occupée par la France en Europe confirme la maturité croissante de son écosystème et sa capacité à faire émerger des entreprises capables de répondre aux enjeux de souveraineté, de compétitivité et de transition des filières agricoles et alimentaires.







