15 169 hectares et 394 agriculteurs
Avec 394 agriculteurs engagés et 15 169 hectares mesurés, cette deuxième promotion change d’échelle. Au terme des trois premières années du programme, le stockage additionnel moyen atteint 11,16 teqCO₂ par hectare, soit 3,72 teqCO₂/ha/an. Ces résultats portent à 3,56 teqCO₂/ha/an la moyenne observée sur les deux premières promotions françaises.
“Ces résultats font totalement écho à la mission de Gaïago : revitaliser les sols pour la performance de l’agriculture régénérative. Mesurer l’évolution réelle du stock de carbone nous permet aujourd’hui d’objectiver les résultats obtenus dans les fermes”, souligne Samuel Marquet, cofondateur et codirecteur de Gaïago.
Plusieurs pratiques, un même objectif : faire fonctionner les sols
Car stocker davantage de carbone ne se décrète pas. Cela passe par des sols qui fonctionnent mieux, produisent de la biomasse et transforment cette matière organique pour qu’une partie puisse être stabilisée.L’analyse des pratiques de la deuxième promotion est à ce titre intéressante : 91 % des fermes associent Nutrigeo à au moins une pratique régénérative. Pour Vanessa Pezet, Directrice du programme Gaïago carbone, c’est un point essentiel : “Ce que montre cette deuxième promotion, c’est que le stockage du carbone ne repose pas sur une pratique unique. Les agriculteurs combinent plusieurs leviers pour faire fonctionner leur sol, produire de la biomasse et alimenter le cycle de la matière organique. Notre rôle est de les accompagner dans cette dynamique, puis d’en mesurer les résultats.”
Cet accompagnement ne s’arrête donc pas aux prélèvements de sol et à la mesure du carbone. Il passe aussi par des rendez-vous comme les Clubs Fertilité, où agriculteurs et agronomes partagent leurs observations, confrontent leurs pratiques et cherchent ensemble à mieux comprendre ce qui se passe sous leurs pieds.
Et si on reparlait de matière organique ?
C’est aussi tout le sens du travail mené par Gaïago autour de la matière organique et des pratiques agronomiques . S’assurer de faire entrer du carbone est une chose, s’assurer que ce carbone soit transformé rapidement sous une forme simple, et durablement en est une autre.
Comprendre la nature des matières organiques, leur transformation par la biologie du sol et les mécanismes qui conduisent à leur stabilisation est essentiel pour agir durablement sur le stockage.
3,72 teqCO₂/ha/an sur plus de 15 000 hectares est un résultat remarquable . Mais au-delà du chiffre, cette deuxième promotion montre surtout l’intérêt de conjuguer mesure du carbone, accompagnement agronomique et travail sur la fertilité des sols pour accélérer la transition de l’agriculture.
Article issu du Space 2026 et des conférences animées par Gaïago et proposées par La Ferme Digitale.







