Baromètre RH Agri/Agro 2026 : l’attractivité reste forte, la reconnaissance devient un enjeu majeur
L’Alliance SYNOVIVO-MANAGERIA publie la 3e édition de son baromètre RH, réalisée en partenariat avec le think tank Agriculture Stratégies. Pour la première fois, l’étude confronte les regards de 460 professionnel.le.s en poste à celui de 396 étudiant.e.s, complétés par 14 entretiens qualitatifs menés par la sociologue Cécile Gazo.
Depuis 2020, l’Alliance SYNOVIVO–MANAGERIA observe les dynamiques RH des filières agricoles et agroalimentaires, en réunissant les expertises de SYNOVIVO sur l’amont agricole et de MANAGERIA sur l’agroalimentaire. Cette 3e édition franchit une étape : elle confronte pour la première fois les regards de deux publics, professionnel.le.s en poste et étudiant.e.s en formation, avec l’appui méthodologique d’Agriculture Stratégies et l’expertise métier et marché des dirigeant.e.s de l’Alliance SYNOVIVO – MANAGERIA.
Des filières agricoles et agroalimentaires toujours attractives
98 % des professionnel.le.s en poste déclarent aimer leur métier. La question n’est donc pas celle des vocations.
67 % des étudiant.e.s identifient les conditions de travail comme un frein à rejoindre le secteur agricole, tandis que 87 % des professionnel.le.s se déclarent satisfait.e.s de leurs conditions de travail.
85 % des professionnel.le.s estiment que leur secteur n’est pas reconnu à sa juste valeur par les médias, les responsables politiques et le grand public.
Un fort décalage sur la perception des conditions de travail
Au-delà de ces chiffres, le baromètre met en évidence une transformation des attentes vis-à-vis du travail. L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle devient le premier critère d’attractivité chez les étudiant.e.s : 60,9 % le citent parmi leurs critères de choix, contre 32,3 % en 2023. La rémunération progresse également fortement dans leurs attentes, tandis que, chez les professionnel.le.s, la qualité du management s’impose comme un levier majeur de fidélisation. Le défi pour les entreprises n’est donc plus seulement d’attirer les talents, mais de créer les conditions permettant de les engager durablement.
De l’attractivité à la fidélisation des talents
L’engagement est massif et la vocation réelle chez les étudiant.e.s en écoles d’ingénieurs Agri & Agro. Ils/Elles en connaissent les atouts — le sens, l’utilité, l’innovation, le contact avec le vivant — et y croient. Le vrai sujet, c’est l’écart entre cette réalité intérieure et ce que la société leur renvoie. Les femmes et les hommes qui produisent et transforment notre alimentation sont parmi les plus engagés dans leur métier — 98 % disent l’aimer. Pourtant, 8 professionnel.le.s sur 10 ont le sentiment de ne pas être reconnu.e.s à leur juste valeur. C’est ce paradoxe que ce baromètre analyse en profondeur.
Cécile Boulaire, co-dirigeante de l’Alliance SYNOVIVO-MANAGERIA
Ce baromètre nous permet de sortir des approximations sur l’attractivité de nos filières. Les jeunes qui rejoignent l’agriculture et l’agroalimentaire aiment ces métiers et s’y projettent. Le sujet réel, c’est la reconnaissance qu’on leur accorde une fois en poste, et la capacité des entreprises à transformer cet engagement initial en fidélisation durable.
Hugues Dumas, co-dirigeant de l’Alliance SYNOVIVO-MANAGERIA
La reconnaissance des métiers, un enjeu majeur
L’étude complète détaille notamment les écarts de perception entre les deux filières, les nouveaux arbitrages salariaux des étudiant.e.s et l’évolution du rapport à la mobilité chez les professionnel.le.s.
Pour découvrir l’ensemble des résultats et analyses du Baromètre RH Agri/Agro 2026, le livre blanc complet est disponible gratuitement via le lien ci-dessous pour y accéder :
Une étude menée auprès de plus de 870 répondants
Étude conduite par l’Alliance SYNOVIVO-MANAGERIA auprès de 460 professionnel.le.s en poste et 396 étudiant.e.s des filières agricoles et agroalimentaires (soit plus de 870 répondants), complétée par 14 entretiens qualitatifs menés par Cécile Gazo, sociologue experte de la filière agri/agro auprès de Dirigeant.e.s et DRH de nos filières.







