Depuis 2020, l’Alliance SYNOVIVO-MANAGERIA analyse les dynamiques RH des filières agricoles et agroalimentaires à travers un observatoire indépendant. Pour cette troisième édition, l’étude franchit une nouvelle étape en confrontant le regard de ceux qui travaillent déjà dans le secteur à celui de ceux qui s’apprêtent à le rejoindre.
Réalisé entre janvier et mars 2026 auprès de 460 professionnels, 396 étudiants issus des grandes écoles d’agriculture et d’agronomie ainsi que de 14 dirigeants et DRH, le Baromètre RH Agri-Agro 2026 offre un éclairage précieux sur les enjeux d’attractivité, de recrutement et de fidélisation auxquels sont confrontées les entreprises de la filière.
Une filière qui continue d’attirer
Premier enseignement : contrairement à certaines idées reçues, les vocations sont toujours bien présentes.
87 % des étudiants interrogés souhaitent travailler dans l’agriculture ou l’agroalimentaire, tandis que 98 % des professionnels déclarent aimer leur métier. Un niveau d’engagement particulièrement élevé qui confirme l’attachement des salariés et des futurs talents à des secteurs porteurs de sens.
Des écarts de perception qui interrogent
Si l’attractivité demeure forte, l’étude met également en évidence plusieurs tensions.
La plus marquante concerne les conditions de travail. Alors que 87 % des professionnels en poste se déclarent satisfaits, seuls 23 % des étudiants partagent cette perception. Un décalage important qui peut freiner les recrutements et influencer les choix de carrière des jeunes diplômés.
La reconnaissance devient un enjeu central
Autre enseignement majeur : la rémunération redevient un critère déterminant pour les nouvelles générations, dans un contexte marqué par l’inflation et les difficultés d’accès au logement.
Mais au-delà de la question salariale, c’est aussi un besoin de reconnaissance qui s’exprime. 85 % des professionnels estiment que leur secteur n’est pas reconnu à sa juste valeur par les médias, les décideurs publics et le grand public.
Selon les auteurs de l’étude, les filières seraient ainsi passées d’une crise d’image à une véritable crise de reconnaissance.
Mieux faire connaître les métiers
L’étude souligne également un manque de lisibilité des parcours professionnels.
Si les étudiants identifient les enjeux et les opportunités du secteur, près d’un quart d’entre eux ne se projettent aujourd’hui dans aucun métier clairement identifié. Un signal qui interroge la capacité collective des acteurs à présenter la diversité des carrières possibles.
Deux univers, deux promesses
Enfin, le baromètre révèle que l’agriculture et l’agroalimentaire ne sont pas perçus de la même manière.
L’agriculture est principalement associée au vivant, au sens et à la résilience, tandis que l’agroalimentaire évoque davantage l’innovation, la performance et la transformation.
Pour les entreprises, ces résultats invitent à adapter les stratégies d’attractivité et de fidélisation en fonction des attentes spécifiques des candidats et des métiers recherchés.
L’étude complète du Baromètre RH Agri-Agro 2026 est disponible depuis le 20 juin 2026.
Vous souhaitez découvrir l’étude complète et échanger sur ses enseignements ? Contactez Benoît Fortineau : b.fortineau@manageria.fr







