La surveillance des populations de ravageurs constitue une étape essentielle pour mieux comprendre leur dynamique et adapter les stratégies de protection des cultures. Parmi les espèces qui suscitent aujourd’hui une attention particulière figure Halyomorpha halys, plus communément appelée la punaise diabolique. Présente sur de nombreuses cultures, cette punaise peut occasionner des dégâts importants, notamment sur les productions de noisettes, kiwis, noix ou encore pommes.
Le projet PACTE : une mobilisation inter-filières
C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet PACTE – Programme d’Actions Collaboratives interfilières de Transition Écologique contre les Pentatomidae (financé par France Agrimer dans le cadre de la stratégie écophyto et des projets PARSADA).
Certains Pentatomidae, et tout particulièrement la punaise diabolique, infligent des dommages importants à un grand nombre de cultures. Aujourd’hui, plus de 300 végétaux sont concernés par des dégâts de punaise diabolique. Le projet PACTE est construit pour coordonner une réponse inter-filières, en associant recherche scientifique, développement et combinaison de moyens de lutte alternatifs aux produits phytosanitaires mais aussi transfert des connaissances vers les producteurs. Au total, 11 filières représentant près de 54 000 hectares et 4 000 producteurs sont engagées dans cette initiative.
Un premier prototype de piège connecté adapté au piège pyramidal, ou piège fusée
Les travaux autour de l’automatisation du suivi de la punaise diabolique franchissent aujourd’hui une nouvelle étape : après de nombreux échanges et réflexions avec les acteurs du projet sur les besoins liés à la surveillance automatisée de ce ravageur, Cap 2020 est fier de proposer un premier prototype de piège connecté adapté à un piège de type pyramidal, dispositif le plus utilisé contre la punaise à travers le monde.
Compter les punaises… mais aussi reconnaître leur stade
Grâce à une caméra intégrée au dispositif, les pièges permettront d’acquérir régulièrement des images des individus présents. À terme, l’objectif ne sera pas uniquement de dénombrer automatiquement les punaises diaboliques mais également de distinguer les stades larvaires des individus adultes ou encore d’observer le rythme circadien de l’insecte (activité sur une journée complète).

Des essais en plein champ pour préparer la reconnaissance automatisée
À partir de cet automne, plusieurs prototypes vont être testés en labo et en conditions réelles. L’objectif est d’associer les capacités de capture du piège classique aux technologies développées par CAP 2020 pour assurer un suivi photographique quotidien et à distance des insectes capturés.
Plusieurs prototypes sont ainsi en cours de déploiement à l’ANPN, ceci afin d’évaluer le fonctionnement du dispositif et son efficacité dans des conditions réelles. Cette première phase aura un double objectif : tester les performances de capture du piège connecté mais aussi constituer progressivement une base de données d’images représentatives des différentes situations rencontrées sur le terrain.
Pour connaitre les actions menées, l’avancement des expérimentations et les premiers résultats obtenus, contactez CAP 2020, l’ANPN ou les différents partenaires du projet.
Partenaires : ANPN, APREL, Bureau Interprofessionnel du Kiwi, Bureau Interprofessionnel du Pruneau, Cap 2020, INRAE, Invenio, Les Vignerons de Tutiac, M2i, Planète Légumes, Scaafel, Senura, Station Expérimentale de Creysse, VEREXAL







