Après un été marqué par la sécheresse, qui a touché 101 départements et amputé d’un tiers les rendements en maïs, de nombreuses exploitations abordent la rentrée avec une trésorerie tendue. Le plan de soutien annoncé le 4 septembre mobilise plusieurs dispositifs, chacun avec ses propres critères et son propre calendrier, et il n’est pas toujours simple de savoir lesquels s’appliquent à sa ferme.
FEVE, qui accompagne l’installation et la transmission de fermes, et Ecocert France, organisme de certification engagé auprès des filières bio, ont mis en ligne le 8 septembre un outil gratuit qui aide à repérer les financements mobilisables pour une exploitation ou un projet. Il s’adresse aussi bien aux fermes en bio ou en conversion qu’aux exploitations conventionnelles, ainsi qu’aux personnes qui portent un projet agricole et aux conseillers et conseillères qui les accompagnent.
Marc Batty, cofondateur de FEVE, rappelle que la question des aides arrive très tôt, aussi bien chez les agriculteurs et agricultrices qui veulent s’installer ou consolider leur ferme que chez les cédants et cédantes qui préparent la transmission.
Les aides départementales, souvent difficiles à trouver
La base recense plus de 600 aides dans 13 régions et descend jusqu’à l’échelon départemental, où se trouvent des soutiens rarement référencés ailleurs, qui obligent souvent à éplucher les sites des collectivités un par un. Elle couvre aussi les dispositifs nationaux et régionaux, des aides à l’agriculture biologique aux mesures agroenvironnementales et climatiques, en passant par les soutiens à l’installation et les aides fiscales.
Un diagnostic en quelques minutes
L’entrée principale est un questionnaire court qui fait remonter les dispositifs correspondant à la situation décrite. Quand on sait déjà ce que l’on cherche, il est aussi possible de rechercher une aide par thématique, par type de projet, par production ou par situation de l’exploitation. Chaque résultat renvoie vers une fiche synthétique qui présente l’objectif du dispositif, les conditions d’éligibilité, les montants indicatifs lorsqu’ils sont connus, les interlocuteurs à contacter et les liens vers les portails de référence.
Une place importante pour la bio
Pour les fermes en bio ou en conversion, le financement reste souvent l’étape la plus longue du parcours, parce que les investissements précèdent la valorisation de la production. Le sujet concerne de plus en plus d’agriculteurs et d’agricultrices, avec 61 159 fermes engagées en bio en 2025, soit 17,3 % des producteurs, et une installation sur quatre qui se fait désormais en bio (sources : Agence BIO, Ecocert France). L’outil met aussi en avant les dispositifs qui reconnaissent les effets positifs des pratiques agroécologiques sur la qualité de l’eau, la fertilité des sols, la biodiversité ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Un outil pour s’orienter
L’outil permet de repérer les dispositifs existants et les bons interlocuteurs, auprès desquels il reste nécessaire de confirmer son éligibilité et de constituer son dossier. Les informations sont indicatives et ne valent ni avis personnalisé ni garantie d’obtenir une aide. La base sera actualisée régulièrement pour suivre l’évolution des dispositifs et des critères d’éligibilité.
Le diagnostic est accessible gratuitement sur feve.co/aides-agricoles.







